Les couples français négligent leur succession immobilière

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Les Français envisagent majoritairement l'achat immobilier à deux, peut-être même un peu trop. Une étude Ifop pour Vousfinancer.com et le Syndicat national des professionnels immobiliers (SNPI) datée de juin 2014 montre que si 67% des clients du courtier en crédit immobilier sont des couples, moins de la moitié d'entre eux ont pensé au pire. Plus précisément, seuls 43% des couples « déclarent avoir déjà rédigé un testament pour protéger leur conjoint en cas de décès », affirme Vousfinancer.com dans un communiqué diffusé le 30 octobre 2014.

« Mariés, pacsés ou concubins, tous les couples n'ont pas les mêmes droits, c'est pourquoi la signature d'un testament peut permettre dans certaines situations de protéger davantage la personne survivante », s'étonne le président de Vousfinancer.com Jérôme Robin. Les couples en union libre sont en effet plus particulièrement exposés au décès d'un des conjoints, « car en l'absence de testament, les héritiers du conjoint décédé pourront demander la vente du bien et le partage de sa valeur », alerte Alain Duffoux, président du SNPI. Conséquence : en cas d'indivision notamment, le conjoint survivant peut être amené à devoir quitter le logement. Pour pallier ce risque, le dirigeant conseille aux couples qui n'ont pas encore établi de testament de ne pas perdre de temps : « Mieux vaut donc anticiper en faisant un testament qui permettra au survivant de pouvoir continuer à vivre dans le bien et d'hériter. » Insérer une clause de rachat prioritaire pour le conjoint survivant est notamment une piste à étudier.


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